Mandat 2026-2032 : quelle(s) formation(s) pour prendre son mandat en main ?

2 février 2026 • Non classé

Rien ne prépare au mandat d’élu … mais l’on peut s’y former ! Très encadrées, les formations pour les élus locaux couvrent tous les aspects du mandat, de la prise de parole en public à la gestion des cimetières, en passant par la communication territoriale ou les finances publiques. Comment faire le bon choix ?

Se former en tant qu’élu : conditions légales

Tout d’abord, la formation des élus locaux est un droit (article L1111-14 CGCT, al. 4).

La formation pour les élus locaux est très encadrée : vous devez impérativement recourir à un organisme agréé par le ministère de l’Intérieur.

Comment faire financer une formation utile à mon mandat / mon rôle d’élu ?

Deux options :

  • le budget de la collectivité dont vous êtes élu.e : chaque année, entre 2 et 20% du montant total des indemnités de fonction qui peuvent être allouées aux élus de la collectivité sont réservés à la formation des élus.

    A noter : il s’agit d’une dépense obligatoire pour la collectivité.
  • le droit individuel à la formation des élus locaux (DIFE), est personnel et financé par une cotisation obligatoire des élus locaux, due sur leurs indemnités de fonction, dont le taux est fixé à 1 % (400€ par année de mandat, plafonnés à 800€). Pour consulter le catalogue de formations DIFE, vous devez vous créer un compte personnel, processus qui peut parfois s’avérer complexe et chronophage … vous êtes prévenu.e 😉

A noter :  la « mise en œuvre du droit individuel à la formation relève de l’initiative de chacun des élus et peut concerner des formations sans lien avec l’exercice du mandat » (art. L 2123-12-1 CGCT).

Comment choisir ma formation d’élu local ?

First things first : en début de mandat, une « formation est obligatoirement organisée au cours de la première année de mandat pour les élus ayant reçu une délégation » (art. L 2123-12 CGCT).

Si le contenu est libre, il doit pour être utile contenir un rappel des droits et devoirs de l’élu (tels que présentés à l’installation du Conseil municipal à lecture de l’article L 1111-13 CGCT), présenter le paysage institutionnel dans lequel vous aurez à évoluer, vous donner des indications quant aux relations entre les élus et les agents et si possible, vous donner quelques rudiments de finances publiques et de communication.

En principe, au moment où la campagne électorale faisait rage, les services anticipaient déjà cette obligation : ils vous informeront de sa tenue et des modalités d’inscription.

Oui, c’est dense. Non, cela ne suffira pas à vous armer pour l’ensemble du mandat. Mais cela permet de vous donner de bons réflexes et surtout, de poser des bases communes de travail à votre nouvelle équipe.

C’est pourquoi souvent, cette session obligatoire est conçue comme un séminaire de rentrée.

Ensuite, vous pourrez envisager de vous former en fonction des thématiques inhérentes à vos délégations ou responsabilités, soit en « piochant » dans le catalogue d’un organisme de formation agréé ; soit en lui demandant un programme de formation sur-mesure.

Se former en tant qu’élu en présentiel ou en distanciel ? Telle (n’est pas !) la question

Les sessions de formation des élus locaux, qu’elles se tiennent en intra (c’est-à-dire à l’attention d’un groupe d’élus issus de la même collectivité) ou en inter (élus de collectivités différentes), ont un important rôle de socialisation. Souvent, les élus en ressortent certes plus compétents, mais surtout plus riches en partage d’expériences et en réseau.

Ainsi, au début d’un premier mandat et même s’il est compliqué de dégager une demi-journée ou une journée de son temps, il vaut mieux opter pour une formation en présentiel.

A noter aussi : beaucoup de formateurs et formatrices d’élus acceptent de former en soirée ou le week-end. N’hésitez jamais à le demander si cette formule convient mieux à vos besoins : c’est une particularité du secteur à laquelle nous sommes parfaitement sensibilisés.

Reste que les formations en distanciel, dont certaines ont lieu à des horaires facilitants (pause déjeuner, soirée) sont devenues un outil aussi indispensable que complémentaire aux sessions en présentiel.